Lycée professionnel TMP Toulon, CFA (aspect étude)

dans un précédent article, l’aspect financier avait été abordé. Aujourd’hui c’est sur les études que se portera cet article.

Même études ? meilleures ou moins bonnes ? cancres ou crème de la crème ? pleins de questions que l’on se pose auxquelles nous n’avons pas toujours  des réponses. Décortiquons 🙂

Le lycée professionnel

Au lycée, le futur métier est enseigné dans des conditions sécurisantes, tout est fait pour que l’élève s’y sente bien.  Le planning des cours laisse libre cours à la flânerie, le soir on rentre tranquillement chez soi,les pieds sous la table, on mange, on fait ses devoirs et on se couche. C’est une vie bien rodée qui ne laisse pas supposer qu’un jour ça ne se passera pas autrement que comme ça.
Selon les métiers, la théorie  ne suffit pas, en effet la pratique est parfois plus importante c’est le cas du métier de cuisinier, serveur…. 2 journées de pratique c’est peu. Bien sûr des stages sont proposés, mais qu’est que deux stages de 15 jours  dans l’année dans un restaurant (en prenant le métier de serveur) où l’on ne travaillera que le midi peut-il bien apporter ? réalité du métier ou face cachée d’une mauvaise surprise  ?
Ce que l’on n’apprend pas au lycée et qui pourtant serait fort utile (rappelons que le diplôme en poche, nous pouvons intégrer le monde du travail)
Les techniques de recherche d’emploi, mise en situation pour un entretien, les bons plans pour les moyens de locomotions, apprendre à faire un c.v et une lettre de motivation, on ne montre pas comment se servir du site Pôle Emploi…
A la fin de la scolarité, les élèves sont lâchés dans la gueule du loup : le monde du travail.

Le CFA

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Ni crème de la crème, ni cancres. Les cours sont identiques au lycée professionnel, la seule différence est que l’on privilégie la pratique à la théorie et que l’élève devenant apprenti aura un salaire, ce qui parfois peut être motivant sauf qu’il y a une grande différence entre le monde des bisounours et l’apprentissage.
Selon la profession, les horaires peuvent être un peu contraignant et un moyen de locomotion peut devenir très vite indispensable, c’est le cas des métiers de la restauration. En effet, contrairement au lycée où on a que deux journées dans la semaine et que l’on ne travaille pas le soir puisque rappelez-vous on rentre tranquilou chez soi – là ça sera tous les jours midi et soir.
En s’orientant sur l’apprentissage on est lâché dans la gueule du lion, , c’est un combat permanent face à l’ennemi, autrement dit le candidat qui passe juste après vous, il faudra donc être au top et savoir convaincre le futur employeur en lui prouvant votre motivation et détermination à faire le métier choisi.
L’avantage durant la période d’essai c’est d’être de suite dans la réalité du métier. Cela permet de savoir si on est vraiment fait pour ou non.

Voilà j’espère que ces deux comparaisons vous aura permis de faire la différence entre le lycée professionnel et le CFA. L’Education Nationale et le monde du travail.

A bientôt

CFA OU LYCEE PROFESSIONNEL TMP Toulon ? (aspect financier)

lYCEE PRO OU BIEN CFA, quelle différence ? Est-ce que les cours sont plus poussés au lycée ou c’est pareil ? le rythme plus soutenu ou idem…et l’aspect financier ?

Commençons par le commencement

Vous n’avez pas beaucoup d’argent, la vie est de plus en plus chère, votre enfant aspire à un métier qui demande une tenue professionnelle et un moyen de locomotion car vous évidemment vous n’avez pas de voiture ni de deux roues et que lui aura des jours où il travaillera le soir.

Deuxio

On sait que le lycée pro choisi est la crème de la crème pour cette profession et nous sommes sûr à 100 % qu’il sera bien formé. Il fera seulement 2 stages de 15 jours dans l’année histoire d’évaluer ses compétences et le reste se fera au sein du lycée dans le restaurant pédagogique.
Seul ombre au tableau, le dit lycée pro exige une tenue de lycée : costard acheté auprès du tailleur attitré de l’établissement (comme les gamins qui vont dans les collèges britanniques) + évidemment la cravate, des chemises, chaussures classiques et surtout chaussettes noires – en faisant les comptes on arrive à la coquette somme de 300 euros (tenue du lycée +tenue professionnelle) les chemises, cravates et chaussures étant à part  nous devons les acheter, on atteint les 450 euros, suivit évidemment de la mallette professionnelle et nous arrivons à 500 euros !!!

Logiquement le Conseil régional rembourse une partie, mais attention souvent l’attente est longue et pour peu qu’il y ait des vacances et les dossiers sont retardés.

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Tertio

Le CFA n’est pas bien loin de chez vous (pour ma part c’était Saint-Maximin), même temps de trajet que pour aller au lycée pro, il n’y a qu’une semaine de cours et le reste du temps se passe chez l’employeur. Pas de vêtements spécifique représentant le CFA, seule la tenue professionnelle est demandé ainsi que le matériel. De plus ça lui permet de rentrer dans la vie active de suite, d’être moins chouchouté et surtout d’avoir un peu d’argent pour ses besoins perso (coiffeur, vêtement, coca…)

Tout n’est pas rose

Contrairement au lycée qui peut intégrer un élève dans un stage en restaurant en mode bisounours, là il faut trouver par sois-même un employeur qui accepte de signer un contrat d’apprentissage et ça, ce n’est pas toujours gagné d’avance, d’autant que le frein est : le moyen de locomotion.

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Le dilemme se posait, CFA ou Lycée Pro ? Essayons le lycée pro 🙂

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Pour fini, j’ai regretté de l’avoir mis là-bas, pas assez d’argent pour l’emmener tout les deux mois chez le coiffeur, pour lui acheter un parka qui soit en harmonie avec son costume, l’achat de chemises à manches longues unies…Bref je pense que si l’on a suffisamment d’argent devant soi pour assurer les frais scolaires, on peut le mettre dans ce lycée mais par contre si c’est le contraire, il est préférable de le mettre en CFA

conclusion

tout est question d’argent.

Cet article reflète l’aspect financier du Lycée TPM (Toulon Provence Méditerranée – lycée professionnel de l’hôtellerie et du tourisme Saint Louis, appelé aussi lycée hôtelier de Toulon) qui se la joue  chichi panpan, dans l’article suivant, ça sera la différence scolaire et professionnel . que je décortiquerai pour vous.

A bientôt

CAP Agent polyvalent de restauration, quoi penser ?

agent polyvalent de restauration, cap juste pour faire joli sur le cv ? on passe en revue

Souvent nous sommes confrontés à des appellations de métier au nom un peu barbare ou de bien grands mots pour pas grande chose mais ça fait bien, ça valorise. Avouez que technicienne de surface aménagé c’est mieux que dire « je fais le ménage au supermarché Duchnok ».
Et bien le sujet abordé est le métier de « Agent polyvalent de restauration » nom que donne l’Education Nationale.

On décortique

Restauration : bon là aucun soucis on sait ce que c’est
Polyvalent : peut être amené à faire plusieurs choses – pour l’instant ça va (le serveur en salle parfois donne un coup de main en cuisine en préparant les entrées exemples,  petites salades, salade de fruits…)
Agent : ???

On creuse

  • Le CAP APR (agent  polyvalent de restauration) s’adresse particulièrement aux élèves ayant déjà effectué divers parcours scolaires avec souvent des difficultés et qui se voient proposer un nouveau départ – durée des études 2 ans
    D’où le fait que les SEGPA choisissent cette orientation professionnelle si toutefois il y a dans leur locaux un atelier cuisine (Hygiène-alimentation-service ici )
  • Description selon l’Onisep : L’agent polyvalent prend en charge sous l’autorité d’un responsable, la préparation des repas dans les établissements de restauration rapide ou de vente à emporter, la restauration collective et les entreprises de fabrication de plateaux-repas.

sandwich-833607_1280Concrètement il apprend quoi ?

Rien de très mirobolant. Confection d’un sandwich, pâte à crêpe, pâte à pizza, quiche, salade, présentation d’une glace dans une coupe, petite salade de fruit, flan… sont les principaux apprentissages. Aucun rapport avec le métier de cuisinier qui demande plus de savoirs..

Les débouchés selon l’Education Nationale

Restauration rapide : snack, sandwicherie, saladerie – crêperie (Mc Do ?), restauration collective : Hôpitaux, maison de retraite…

La dure loi de la réalité

Les snacks recherchent effectivement des employés mais aucun d’entre eux demandent une formation scolaire spécifique, les restaurations collectives pour les cantines scolaires préfèrent quant à elles employer quelqu’un avec un C.A.P Cuisine
Le Pole Emploi ne reconnaît pas le métier d’ Agent polyvalent de restauration et vous dirigera vers « employé de restauration, employé polyvalent de restauration, employé de snack-bar, agent de restauration rapide »
Très peu d’offres
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La plus grande qualité requise en dehors de l’esprit d’équipe ? – aimer faire la cuisine ! sinon tu passes ton chemin :/

Conclusion

Le CAP APR (agent polyvalent de restauration) ne serait-il en fin de compte, juste pour faire joli sur le c.v ? A t’il une réelle valeur auprès de l’employeur qui rappelons le pour la majorité ne demande aucune qualification ?
Desfois je me demande si l’Education Nationale ne joue pas à faire mumuse en inventant des diplômes pour se donner bonne conscience, histoire de dire « Vous voyez chers parents, nous nous occupons de vos enfants et de leur avenir professionnel « 

Et vous qui me lisez, avez vous été dans ce cas-là, êtes vous même APR ? dites moi tout en commentaires.

A bientôt pour d’autres news

Source : Education Nationale, Onisep, – Expérience perso –
Photo : Pixabay – photo libre de droit

L’orientation professionnelle selon la SEGPA

S’il existe plusieurs choix de friandises, il n’en va pas de même pour l’orientation professionnelle selon la segpa

Le 29 juillet je publiai un article qui avait pour sujet la définition de la SEGPA, (l’article ici), dans la continuité de celui-ci je vous propose aujourd’hui d’en savoir un peu plus sur l’orientation professionnelle qu’adopte la SEGPA.

Votre enfant a terminé sa scolarité au sein du collège, il est donc temps de l’inscrire dans un lycée professionnel où il pourra apprendre son futur métier. Vous savez aussi qu’il a fait un choix de métier et que pour rien au monde il veut se retrouver derrière les fourneaux.Jusqu’à tout va bien, vous respectez son choix et être prêt à affronter l’équipe éducative si toutefois elle n’irait pas dans son sens. En effet, lors de la dernière réunion parents-profs-éducateurs-directeur, il y a eu quelques sous-entendus comme le nom d’un lycée professionnel, les métiers que peuvent exercer un élève qui sort de SEGPA, et depuis vous n’êtes pas très à l’aise, vous pressentez quelque chose.

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Arrive alors le jour J, le jour où le projet  se décide et ou l’orientation professionnelle doit-être validé.
Assis autour de la table, la réunion commence. Bien sûr ils énumèrent les difficultés rencontrées et estiment que son choix de métier ( exemple : serveur) ne peut pas être validé.
Tiens, ça commence…Le fameux pressentiment.

Creusons

En fait il s’avère que la SEGPA a fait son choix depuis longtemps, l’orientation professionnelle était déjà toute tracée. Il ne restait plus qu’à la valider avec bien sûr le consentement des parents.
Pourquoi ?
C’est simple, pendant 2 ans il a été en atelier cuisine, il connaît donc le fonctionnement du matériel professionnel, est censé faire une  crêpe les yeux fermés et…donc il est apte à ce métier (même si rien n’a été acquis et qu’il a accumulé les mauvaises notes)
Là nous avons le choix entre, respecter le choix de son enfant ou alors validé un métier qu’il ne veut pas faire, en l’occurrence ‘Agent polyvalent de restauration » (sujet de mon prochain article)

Avoir les mots pour convaincre

Ils avaient les mots pour convaincre, j’ai eu les mots pour convaincre. Leurs arguments  » Agent polyvalent de restauration, ce sont des gestes répétitifs » – mes arguments  » Le service en salle ce sont des gestes répétitifs »
Face à ça, la décision finale a été qu’il apprenne le métier de serveur

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Donc comme vous pouvez le constater, rien ne se fait sur un simple coup de baguette magique. Défendre le projet de son enfant, avoir des arguments solides ça se préparent mentalement. C’est mettre à plat sur un papier tout ce que l’on doit dire ce jour-là, c’est même l’apporter si on a peur d’oublier quelque chose.

Voilà j’espère que grâce à cet article vous en aurez appris un peu plus sur le mode de fonctionnement de la SEGPA.

Source : expérience familiale
Photos : Pixabay -photo libre de droit

A bientôt pour un autre article

La segpa, une classe à part

 La segpa, drole de nom…mais quelle est cette classe, que savons nous d’elle, bon points et mauvais points, tout est passe en revue

La SEGPA (section d’enseignement général et professionnel adapté) est la continuité de la CLISS, elle se trouve donc au collège.

Crée en 1996, les SEGPA  ont pour objectif de faire acquérir aux élèves une certaine autonomie et des acquisitions suffisantes à la fin du collège pour préparer une formation de niveau 5. Les élèves de SEGPA ne sont pas considéré comme handicapés puisque la structure s’inscrit dans le cadre des actions menées au bénéfice des élèves en difficulté au collège. Autrement dit, un élève de la classe « normal » peut très bien intégrer une SEGPA aux vues de ses grosses difficultés scolaires après décision de l’inspecteur d’académie, des parents et de l’avis de la commission départementale d’orientation.

Les professeurs de collège et de lycée professionnel sont pour la majorité en possession du certificat complémentaire pour les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap et le directeur de la SEGPA possède lui-même un diplôme spécialisé

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Comme son nom l’indique la SEGPA adapte le programme scolaire aux difficultés d’apprentissage, ce qui la différencie des classes général c’est la découverte de différents métiers et les ateliers professionnels qui peuvent être au nombre de 5 comme de 2. Si les matières comme le français, l’anglais et les math y sont enseignés (niveau faible) elles ne font pas partie des matières principales, ce n’est donc pas celles-ci qui lui rapportera des points lors de son CFG (certificat de formation général) mais l’atelier dans lequel il aura évolué. Comme je le dis plus haut, normalement dans une SEGPA il peut y avoir 5 ateliers : habitat, hygiène-alimentation services, espace rural et environnement, vente distribution magasinage, production industrielle. Malheureusement les subventions de l’Etat ne sont pas suffisantes pour ouvrir plusieurs ateliers, ce qui réduit le champ d’une future orientation professionnelle.

Je vous propose de lire un article sur le blog ‘ »Impact » qui retrace le témoignage d’un ancien élève de SEGPA, l’article détaillé explique de A à Z les rouages de cette classe, cliquez sur « Qu’est ce que la SEGPA ? ‘ C’est une mine d’infos et surtout des conseils pour ne pas tomber dans certains pièges 😉

Voilà en espérant que ce petit article vous aura été utile, je vous dis à bientôt

source : expérience familliale
Photo : Pixabay -photo libre de droit

La cliss, qu’est ce donc ?

La cliss, classe ordinaire ou pas ?

La CLISS n’est ni plus ni moins qu’une classe d’insertion pour les élèves en difficulté scolaire et qui par conséquent ne peuvent pas intégrer une classe dite « normale ». Généralement c’est à la fin de l’école maternelle qu’il est décidé si l’enfant doit intégrer ce genre de classe, mais il arrive bien souvent que les difficultés d’apprentissage se révèlent seulement à l’école élémentaire. En effet, le rythme est beaucoup plus soutenu et certains décrochent car n’arrivent pas à suivre. Une équipe éducative sera alors mis en place où bien sûr les parents seront conviés. Après avoir exposé les difficultés rencontrées, ils proposeront un plan d’action : l’entrée dans une cliss.

Passage obligatoire, le dossier MDPH

On ne peut pas rentrer en cliss par un simple claquement de doigts,Il faut monté un dossier MDPH et être reconnu(e) « handicapé(e) »
Je conçois que ce mot est toujours dur en entendre quand il n’est pas physique, mais lorsque l’on voit les progrès de l’enfant , on oublie très vite ce mot.

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La différence entre une classe ‘normale » et une cliss

Dans une classe normale on a environ 30 élèves, en cliss, ils seront au nombre de 12 maximum.
Ce ne sont pas les élèves qui doivent suivre le rythme de l’instit mais le contraire, .
L’instit est plus présent auprès de chaque élève et peut revenir sur une même leçon tant que le gamin n’a pas compris
Il n’y a pas de cliss dans toutes les écoles

2 types d’établissements pour les cliss

On peut en trouver soit dans un cadre ordinaire (établissement scolaire « lambdas ») soit dans des établissements spécialisé (structure à part entière)

Le point commun entre une cliss et une classe normal

 le programme scolaire reste inchangé. En effet, si l’Education nationale a mis ce type d’enseignement, ce n’est pas pour les « parquer », les « isoler » (appeler ça comme vous voulez) au contraire, c’est pour qu’ils puissent étudier la même chose à un rythme qui est le leur.

L’enfant est bien entouré

Afin qu’il puisse vivre sa scolarité dans la sérénité, une équipe de suivi est mis en place, elle est composé d’un enseignant référant, de l’instit, d’un psychologue scolaire, thérapeutes tel que le SESSAD, CMPP… et bien évidemment des parents.

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Cet article est bien évidemment un petit aperçu, il existe plusieurs typesde cliss selon l’handicap. Mais ça seule la mdph pourra déterminer celle dans laquelle il sera orienté.

Voilà en espérant que ce petit article vous aura permis d’y voir plus clair, je te dis à bientôt

source. : expérience perso
Photo : (non ce n’est pas mon fils) – Pixabay, photos libre de droit